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vendredi 20 août 2021
jacques Halbronn La question des additions dans les éditions centuriques 1588-1590
La question des additions dans les éditions centuriques 1588-1590
par Jacques Halbronn
Nous partirons de l'édition parisienne Veuve Nicolas Roffet, 1588 (Biblio 0128 pdf prophéties.it)
¨
. Le titre implique une addition à la « dernière centurie ». de 39 articles. Nous avions pensé que cela visait la VIIe centurie mais en fait c'est en fait une addition à la Centurie VI et c'est par erreur selon nous que l'on aura noté « Centurie VII » alors que les quatrains ajoutés sont numérotés de 72 à 84 c'est à dire à la suite des 71 quatrains de la Vie. Autre erreur : on aura mis 39 articles au lieu de 29 puisque 71 + 29 = 100.
La comparaison avec le traitement de la Centurie IV dans cette même édition parisienne est tout à fait parlante lorsqu'il s'est agi de compléter la dite centurie s'arrêtant à 53 quatrains pour parvenit, au prix d'une addition à 100
Prophéties de M . Nostradamus adioustées outre les précédentes impressions Centurie IV.
Prophéties de M. Nostradamus adioustées nouvellement -Centurie VI (et non VII)
Le scénario se répéte : on part d'une centurie qui n'arrive pas jusqu'à 100 et l'on annonce une addition : « adioustées » dans les deux cas. Cela montre que la centurie VI tout comme la Cenurie IV a été constituée en deux temps au moins.
Force est de constater que c'est par erreur que la formule « septiesme centurie » apparaît alors qu'il s'agit de la suite, de la continuation de la Vie centurie tout comme cela aurait été une erreur que de nommer cinquiéme centurie, la suite de la Ive Centurie. Bien pis, il est indiqué centurie VIIIe alors que la Centurie VI -(alias 7) n'en est qu'à 84 quatrains, la dite VIIIe centurie ne comprenant ici que 6 quatrains suivis du mot « FIN ».En fait ces centurie VII et VIII n'auraient du être que des additioins à la centurie VI et « dernière ». Si l'on additionne les 12 quatrains de la « VII « et les 6 quatrains de la « VIII », on obtient 18 quatrains alors que la VI s'arrétait à 71 quatrains., ce qui donnerait 89 quatrains à la VI.
Que conclure ? Que les éditions 1557 ne rendent pas compte de cet état des choses, puisqu'elles ne signalent aucune addition à la différence des éditions parisiennes du même type que celle que nous utilisons ici et qu'elles proposent une sixiéme centurie à 100 quatrains plus une centurie VII à 40 o u 42 quatrains(selon les exemplaires conservés respectivement à Budapets et à Utrecht). Il s'agit là d'un contre sens, comme on l'a montré, l'ensemble devant se limiter à six centuries et les additions ne concernant pas une VIIe centurie mais une Vie centurie à 71 quatrains. Notons que l'édition Anvers 1590 St Jaure, comporte 99 quatrains seulement à la Vie centurie et 35 à la VIIe. Il apparaît qu' il a du exister une édition à 6 Centuries « pleines » se terminant par un quatrain latin et que l'on aura voulu ajouter des quatrains à cet ensemble pour constituer une viie centurie d’où la suppression du quatrain 100 dans l’édition Anvers St Jaure 1590.
JHB
20 08 21
mercredi 18 août 2021
Jacques Halbronn Pour une astrologie ancrée dans la Cité
jacques Halbronn Pour une astrologie ancrée dans la Cité
Posté par nofim le 18 août 2021
Pour une astrologie ancrée dans la Cité
par Jacques Halbronn
L’argument le plus fort contre l’usage en astrologie des planétes transsaturniennes tient au fait que l’on déconnecte ainsi l’astrologie de l’Histoire des sociétés. Pour nous, au contraire, l’astrologie doit avoir été présente aux yeux de tous depuis des millénaires, ce qui exclue ipso facto les astres invisibles à l’oeil nu, ce qui n’est d’ailleurs pas le cas des étoiles fixes, pourtant bien plus éloignées de notre Terre. Mais même l’astrologie a-t-elle vraiment besoin du tout le « septénaire »? Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple d’autant qu’à une cause peuvent correspondre une multitude d’effets.?
Pour nous, l’astrologie a été conçue pour les hommes et donc se devait d’être à leur portée. Ils devaient pouvoir suivre dans le ciel la progression des astres au travers du tissu stellaire, en pleine visibilité. Certes, il y a débat quant à l’origine de l’astrologie. Pour nous, l’astrologie n’est pas un phénoméne « naturel » mais elle n’est pas non plus une invention des hommes de notre planéte. Ce serait bien plutôt un don des dieux, ce qui débouche sur un transhumanisme, ce qui appartient plus au passé qu’au futur.
D’ailleurs, si l’astrologie existe, il n’est même pas nécessaire de regarder vers le ciel, si l’on s’inscrit dans une démarche anthropocosmologique. Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut (Table d’Emeraude). Nous pensons que l’astrologie est inséparable des nombres et Jean Bodin à la fin du XVIe siècle, qui vécut sous la Ligue, s’était demandé dans les Six Livres de sa République, si l’on pouvait connaitre l’avenir des Etats (Livre IV, ch. 2) en observant certaines recoupements numériques. Il avait notamment retenu le nombre 7, ce qui renvoie à la planéte Saturne si l’on divise par 4 son cycle, sur la base des 4 saisons (équinoxes et solstices).
On peut certainement regretter que Bodin, le juriste angevin, n’ait pas été entendu sur ce point alors même que la science historique était en quête de fondations, ce qui conduira à la Nouvelle Histoire ‘(Ecole des Annales, Marc Bloch), au milieu du XXe siècle. Rappelons que l’Histoire ne sera pas retenue au sein de l’Académie Royale des Sciences, et l’astrologie ne fut pas plus heureuse, de ce point de vue. Voilà un couple qui aurait pu fonctionner mieux probablement que le couple Astronomie-astrologie qui se défit à la fin du XVIIe siècle pour incompatibilité d’humeurs, l’astronomie étant passée par des mues majeures alors que l’astrologie stagnait et restait fidéle à Ptolémée, lequel n’était plus en odeur de sainteté..
Mais revenons au débat autour du nombre de planétes à utiliser en astrologie. Le thème natal individuel est un gros consommateur de planétes. Il se présente comme la « carte du ciel » et donc est censé représenter tout le ciel , ce qui semble nécessaire pour appréhender l’extréme diversité des êtres, dans le temps et dans l’espace. Mais certains astrologues se sont persuadés que les progrès de l’astronomie permettraient à l’astrologie d’atteindre à sa maturité, ce qui condamnait, ipso facto, les astrologues d’antan à une sorte d’errance. Or, comme on l’a dit plus haut, dès le départ, l’astrologie sera apparue comme un tableau d’or à la portée de tous, et ce bien avant les temps « modernes ». On aura compris que l’astrologie transsaturnienne est inséparable d’un certain messianisme, avec la révélation ultime de certaines clefs – on pense à l’Ere du Verseau (cf Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Ed Albatros, 1979). Fuite en avant!
On parle d’astrologie transpersonnelle. Cela fait sens pour nous, dès lors que l’on accepte l’idée d’un destin collectif et que l’on prend ses distances par rapport à une approche individuelle. Or, force est de constater (cf L’astrologue face à son client, La Grande Conjonction, 1994, trad. anglaise par Geoffrey Dean) que ce serait bien là une impasse épistémologique. D’ailleurs, tout un pan de la présence de l’astrologie dans notre société actuelle va à l’encontre d’une idée individuelle de l’astrologie, à commencer par le succès des horoscopes et des typologies zodiacales, les gens ne s’imaginant pas que nous devions nous distinguer les uns des autres, au point que cela soit garanti par une sorte de carte d’identité astrale. Selon nous, la notion de synchronie indique que nous avons à répondre aux mêmes questions(du Sphinx) en même temps mais pas de la même façon. Nous avons proposé de placer au coeur de l’astrologie, le probléme de la mémoire, alternant des périodes de rémémoration, d’anamnése, et des périodes de renouvellement des horizons. Rappelons qu’il n’y a de science que du général.
Selon nous, la cyclicité saturnienne, de sept en sept ans -la même pour tous mais avec des impacts différents pour chacun, pourrait servir notamment, paradoxalement, en psychanalyse et d’ailleurs le complexe freudien d’Oedipe n’est il pas un concept général pouvant servir pour décrypter l’histoire de chacun? Il serait précieux pour un analyste de baliser la vie de ses patients sur une telle base et de mener son travail en suivant un tel calendrier.
On aura compris que l’astrologie selon Saturne vaut aussi bien au niveau collectif qu’au niveau individuel. Dans le cas de 1989, qui survient en phase solsticiale, donc d’hypermnésie, il est clair que des réponses individuelles auront fini par converger vers un dénominateur commun, consistant à renouer avec le passé des diverses composantes du bloc communiste (Europe de l’Est) et du bloc soviétique.
JHB
18 08 21
lundi 16 août 2021
jacques halbronn Critique de l'idée de conjonction planétaire en Astrologie
Critique de l' idée de conjonction planétaire en Astrologie
par Jacques Halbronn
On sait que la conjonction de deux planétes a longtemps été à l'honneur -depuis environ mille ans, du temps d'Albumasar : il s'agissait alors des deux planétes connues les plus lentes, à savoir Jupiter et Saturne/ Cette « théorie » des « grandes conjonctions » s'articulait sur les triplicités ( Quatre Eléments) du fait que les dites conjonctions se succédaient, tous les vingt ans, à intervalles de 120° si bien qu'il fallait plusieurs siècles pour changer de triplicité, et cela permettait de conférer une certaine unité à des périodes relativement longues, le changement de triplicité étant, ipso facto, censé être de grande importance, portée et signification.
Mais déjà ce faisant, on aurait pu observer un certain dysfonctionnement au regard de la notion de cyclicité planétaire. En effet, on en arrivait à une polycyclité pour chaque planéte dès lors que l'on étendait le processus conjonctionnel à l'ensemble du systéme solaire dont on sait que les bornes seront bousculées à partir de la fin du XVIIIe siècle, du fait des progrès des techniques d'observation, et notamment avec la lunette et le télescope. En effet, chaque planéte se trouverait doté d'autant de cyclicités que de partenaires conjonctionnels. C'est ainsi que le cycle de Jupiter de 12 ans environ serait recouvert par l'intercyclicité avec une autre planéte tout comme le cycle de Saturne de 28 ans environ. Ces deux planétes se retrouveraient ainsi toutes deux dotées d'un cycle commun de 20 ans ! Pour prendre un exemple plus récent, le cycle Saturne-Neptune -mis en exergue par André Barbault- se verrait caibré à 36 ans, alors que Saturne a un cyle de 28 ans et Neptune de 165 ans ! Autrement dit, Saturne avec Jupiter aurait un cycle de 20 ans et avec Neptune de 36 ans et tout à l'avenant au gré des diverses combinatoires conjonctionnelles ! Ce qui allait constituer quelque part une hérésie astronomique, notamment au prisme de la 'loi » de Titius Bode (cf Jean Pierre Nicola, Nombres et formes du cosmos)
Il nous apparaît qu'il y a eu là un détournement de l'idée de conjonction en astrologie car selon nous les aspects n'étaient pas au départ censés concerner des rapports planéte/planéte mais des rapports planète/étoile ou encore planéte/axe équinoxial ou solsticial, en lien avec le cycle terrestre des saisons. Rappelons que les constellations sont des ensembles d'étoiles, comme leur nom l'indique, et qu'il était coutumier de situer les planétes dans l'espace par rapport à des étoiles. Même l'idée de révolution planétaire sidérale n'était elle pas détermniée par une conjonction planéte/étoile, ce qui fixait ainsi à 12 ans le cycle unique de Jupiter et idem pour les autres planétes.. Avec les conjonctions planétaires, on introduisait une relativité cyclique fâcheuse. Et les choses deviendraient encore plus «flottantes » du fait de l'accroissement du nombre de planétes répérées dans le systéme solaire et des interactions qui en découleraient.
Très vite, nous avions pris conscience du caractère problématique des conjonctions entre planétes. Dès 1976, nous avions exclu dans nos tableaux cycliques toute combinatoire de planétes entre elles. (Clefs pour l'astrologie, Paris, Seghers, Claves de la astrologia 1978) face à un André Barbault qui ne jurait que par une telle formule. Le fait que notre projet ait été préféré en 1973 par l'éditeur face à celui de Barbault était symbolique d'un passage de relais. Mais force est de constater que cela n'eut guère d'impact sur les pratiques du milieu astrologique francophone malgré la parution, trente ans plus tard, de notre Astrologie selon Saturne (Ed de la Grande Conjonction , 1994-1995) ainsi que de la réédition de Clefs pour l'astrologie (Seghers 1993, notamment les pp/ 136 et seq) Nous faisions d'ailleurs, dans les années 70 , une exception pour les conjonctions des planétes avec le Soleil.(cf Astrologie Sensorielle, Cosmpolitan, numéro de janvier 1977)
Il est vrai que le débat se situait, pour Barbault, au niveau d'une validation par la pratique prévisionnelle. Nous avons montré que les prétendues confirmations du cycle Saturne Neptune avaient été dues à une coincidence entre les dates de passages de Saturne sur les axes saisonniers (5x7 : 35 ans) et celles du dit cycle Saturne Neptune de 36 ans. C'est ainsi qu'en 1989, il y a eu d'un côté la conjonction Saturne-Neptune et de l'autre le passage de Saturne sur l'axe solsticial (cance-capricorne) Or, il est conseillé d'opter , selon le principe d'Occam, pour la grille la plus simple. D'un côté le cycle « naturel » de 7 ans, (28/4) nullement perturbé par un lien avec un autre cycle et de l'autre un cycle « artificiel » et fictif de 36 ans. Les rendez vous conjonctionnels à la Barbault ne fonctionnaient que tous les 36 alors que les notres étaient marquants de 7 ans en 7 ans, avec une dialectique équinoxe-solstice permettant un flux et un reflux.
Dans 1964. La crise mondiale de 1965, (Albin Michel, pp. 24 et seq) Barbault exposait déjà son systéme conjonctionnel englobant les planétes de Jupiter à Pluton avec ce slogan : « la conjonction des planètes lentes est la configuration-clef de notre devenir terrestre » Etrangement, Barbault dans sa démonstration annonçait une « crise mondiale » à venir prochainement alors que l'on venait d'en traverser une de toute première magnitude avec les crises de Berlin et de Cuba.(1961-62) comme si de rien n'était !
Il est vrai que ces derniers événements ne collaient pas vraiment avec la théorie en question de la concentraion de conjonctions planétaires.(indice cyclique) Le grand inconvénient de ce cycle des conjonctions planétaires tenait paradoxalement à son absence de cyclicité. Car si un cycle monoplanétaire offre la même régularité que notre cycle saisonnier, avec une alternance de phases toutes de même durée, il n'en est pas de même du graphique en dents de scie tel que présenté par Barbault sur la couverture des astres et l'Histoire, Paris, Pauvert, 1967)
Le thème natal, lui-même, apparaît comme marqué par la théorie des aspects, chère à Kepler pour qui – au début du XVIIe siècle-
le salut de l'astrologie (cf Gérard Simon, Kepler astrologue-astronome, Paris, Gallimard, 1977) devait impérativement passer par une focalisation sur les aspects entre planétes.
En 1976, nous condamnions le thème astral aux poubelles de l'Histoire et nous proposions- à l'encontre d'une astrologie « hors sol » d'appréhender la personne au moyen de tests et non sur la base des « astralités » de naissance propre à la généthlialogie, amorçant ainsi une anthropocosmologie, déjà engagée par un Jean Bodin, à la fin du XVIe siècle.(République, Livre IV, ch. II et Lettre, Troyes, 1590) à partir d'observations numériques sur le cycle des républiques.. En effet, la connexion planéte/axes équinoxe solstice s'articulait sur une binarité Ciel-Terre, déjà exposé au premier verset du Livre de la Genése.
Plutôt que d'opter pour un cycle monoplanétaire, Barbault avait pris le parti de constituer un graphique de synthèse sur la base des cycles de 5 planétes, ce qui lui évitait de devoir opter, de trancher,pour tel cycle en particulier, persuadé qu'il était que l'astrologie devait absolument prendre en compte l'intégralité du systéme solaire à pervevoir comme un tout d'un seul tenant. Pour nous, en revanche, il convenait, notamment dans notre Astrologie selon Saturne, de partir de certaines récurrences socio-politiques
et d'observer si des corrélations étaient envisageables et ce sans idée préconçue. C'est ainsi qu'en 1993, nous localisions une certaine partie de l'écliptique régulièrement impactée de 7 ans en 7 ans, à la charnière du signe des poissons et de celui du bélier (point vernal). Ce cycle de 7 ans, nous le relierions le connecterions avec le cycle de Saturne, ce qui recoupait peu ou prou la méthode de Bodin (lui même ayant influencé Kepler (cf notre étude « The revealing process of translation and criticism in the History of Astrology. » In collectif dir.P. Curry, Astrology, Science and Society, Boydell Press, 1987) Nul n'était besoin de faire appel à des planétes au delà de Saturne comme le présentait Barbault.Mais ce qui est peut être le plus génant dans certaines propositions tient à leur déconnexion par rapport à l’organisation et à la gestion de la Cité. Il nous semble évident que les « citoyens » doivent avoir une certaine perception collective des configurations célestes pertinentes en astrologie, ce qui exclue les planétes invisibles à l’œil nu ainsi que tout savant calcul comme celui inventé par Barbault. On notera que le raisonnement de Barbault sur la répartition irrégulière des conjonctions semble calqué sur celui de Léon Lasson (cf son Astrologie Mondiale, 1937) à partir de la fréquence des éclipses, ce qui l’avait conduit à annoncer « 15 ans de paix pour l’Europe » à la veille de la Seconde Guerre Mondiale. Ajoutons que la recherche astrologique exige une connaissance fine de l’enchainement des événements au bout de quelques décennies passées et l’on sait que seuls les spécialistes en sont capables sauf à se satisfaire de grossières simplifications comme la question des deux guerres mondiales.
JHB
16 08 21
mercredi 11 août 2021
jacques halbronn La répartition des conjonctions dès 1963 dans l'astrologie mondiale d'André Barbault
La répartition des conjonctions dès 1963 dans l'astrologie mondiale d'André Barbault
par Jacques Halbronn
Notre enquête sur les sources de l'indice cyclique de Barbault nous avait déjà permis de nous intéresser à l'article "Répartition" du Dictionnaire Astrologique de Gouchon en 1935 voire à sa version de 1934 sous le titre Les Secrets du Zodiaque (avec Robert Dax). Cela nous avait mis sur la piste d'Eugéne Caslant et de Hoene Wronski (cf dans les années cinquante l'ouvrage de Marie Thérése Herboulet, Ed du Nouvel humanisme) Etrangement, Barbault s'il mentionne des brochures annuelles de Gouchon (que nous n'avons pas retrouvées à ce jour) dans les Astres et l'Histoire (Ed Pauvert, 1967) ne se réfère pas au dit Dictionnaire.
Mais nous apportons ici une nouvelle pièce au dossier, à savoir le chapitre "Vers une nouvelle crise mondiale" de son ouvrage paru en 1963 (quatrième trimestre) : "1964. La crise mondiale de 1965" Ed Albin Michel (pp 24-30). En effet, dans ce chapitre, nous trouvons déjà un exposé substantiel de ce qui sera publié dans Les Astres et l'Histoire et nous en reproduisons les passages les plus significatifs:d'entrée de jeu, le quintet planétaire de Jupîter à Pluton est posé et l'accent est mis sur l'aspect central de la conjonction entre deux planétes du dit quintet. "Le conjonction des planétes lentes est la configuration clef de notre devenir terrestre (...) il importe en tout premier lieu d'être fixé sur la répartition de toutes ces espèces de conjonction, au long des années." Barbault propose de couvrir la période 1900- 1971. "On en compte au total vingt huit mais on remarque, écrit-il, qu'elles sont réparties inégalement dans le temps" Barbault reléve la "concentration" de conjonctions pour les deux guerres mondiales et des "vides" pour des périodes moins troublées.
Reprenons le propos de Barbault à partir de la Seconde Guerre Mondiale:
"Apparait une nouvelle concentration de cinq conjonctions durant les six années de la deuxième guerre mondiale", de 1940 à 1945. C'est ensuite le rertour d'une période peu occupée: on note en effet six conjonctions non groupées durant les dix neuf années qui vont de 1946 à 1964;"
Pour celui qui observe le XXe siècle, qui de la Crise de Cuba de 1962?????
Que nous dit l'article Wikipedia?
"La crise des missiles de Cuba est une suite d'événements survenus du 14 octobre au 28 octobre 1962 et qui ont opposé les États-Unis et l'Union soviétique au sujet des missiles nucléaires soviétiques pointés en direction du territoire des États-Unis depuis l'île de Cuba. Cette crise a mené les deux blocs au bord de la guerre nucléaire.
Moment paroxystique de la guerre froide, la crise de Cuba souligne les limites de la coexistence pacifique, et se solda par un retrait des missiles par l'URSS en échange d'un retrait de certains missiles nucléaires américains de Turquie et d'Italie, et par une promesse stipulant que les États-Unis n'envahissent plus jamais Cuba (1961, Débarquement de la baie des Cochons, tentative américaine d'envahir l'île) sans provocation directe. Cet accord entre le gouvernement soviétique et l'administration Kennedy, certes contraignant pour la future politique extérieure des États-Unis, a permis au monde d'éviter un conflit militaire entre les deux puissances qui aurait pu mener à un affrontement nucléaire et à une troisième Guerre mondiale. Un « téléphone rouge » reliant directement la Maison-Blanche au Kremlin fut également installé après la crise afin de pouvoir établir une communication directe entre l'exécutif des deux superpuissances et éviter qu'une nouvelle crise de ce genre ne débouche sur une impasse diplomatique."
Certes, on peut arguer du fait qu'une nouvelle guerre mondiale a pu être évitée. de justesse mais le provbléme - si l'on peut dire - c'est qu'aucune crise plus aigue n'aura eu lieu jusqu'à ce jour, soit durant 60 ans./ Barbault ne va pas jusqu'aux années 1982 qui seront au coeur des Astres et l'Histoire et dont on sait que cela n'aura même pas pris la dimension de 1962! Tout se passe comme si Barbault s'était polarisé sur l'année 1971 qui est celle de l'opposition Saturne-Neptune, 18 ans après 1953 et dont il reconnaitra en 1973 dans le Pronostic Expérimental en Astrologie (Payot, 1973) que cela n'avait rien donné de très percutant..
Mais ce qui nous frappe ici c'est le fait que rétrospectivement - il publie fin 1963- il ne dise pas un mot sur la toute récente crise de Cuba, forcément dans toutes les mémoires. Nous y voyons comme une sorte de déni de réalité. Une chose est de ne pas annoncer une crise, une autre de la passer sous silence après coup!
Inversement, quand nous avions annoncé un mouvement social majeur pour 1995, avec une configuration analogue à celle de 1968, au vu de la position de Saturne autour du point vernal, (cf notre Astrologie selon Saturne, 1994), Barbault n'a pas daigné commenté la chose.
A nouveau, recourons à Wikipedia
"Les grèves de 1995 en France contre le plan Juppé de 1995 furent à leur époque les plus importantes depuis celles de Mai 682. Le nombre moyen annuel de jours de grève en 1995 a été six fois supérieur à celui de la période 1982-19943. Du 24 novembre au 15 décembre, des grèves d'ampleur ont eu lieu dans la fonction publique et le secteur privé contre le « plan Juppé » sur les retraites et la Sécurité sociale. Le mouvement social de l'automne 1995, souvent réduit à la grève des transports publics, très visible et fortement médiatisée, a concerné également les grandes administrations (La Poste, France Télécom, EDF-GDF, Éducation nationale, secteur de la santé, administration des finances, ...)."
JHB
11 08 21
Jacques Halbronn Astrologie. L'âge comme paramètre prévisionnel d...
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samedi 3 juillet 2021
Jacques Halbronn Anthropocosmologie. Pour un tropicalisme sidéraliste. Contre Kepler
Anthropocosmologie. Un tropicalisme sidéraliste. Contre Kepler/
Par Jacques Halbronn
La théorie des ères précessionnelles pose une problématique anthropocosmologique en ce qu’elle conjugue, à sa façon, le Ciel et la Terre. On oublie trop souvent que le Zodiaque comporte une dimension « terrestre » donc anthropologique en ce qu’il s’articule, directement ou indirectement sur le cycle des saisons. Autrement dit, du point de vue de la seule astronomie, aucun balisage de l’écliptique ne fait sens sinon au regard d’un recours à un méta-langage.
L’étude de la position du « point vernal » est en ce sens tout à fait typique de l’approche que nous qualifions d’anthropocosmologique puisque cette donnée, comme son nom l’indique, renvoie à l’équinoxe de printemps ( d’où les « primevères ») dans l’hémisphère nord.
Selon nous, les astrologues antiques observaient à quelle étoile fixe correspondait le dit « point vernal » et c’est d’ailleurs ce qui les aura mis sur la voie de la précession des équinoxes dans la mesure où il leur importait de savoir , de déterminer à quelle étoile correspondait pour une période donnée le dit équinoxe de printemps.
Mais selon nous, une telle démarche devait sous tendre, en son temps, une astrologie planétaire et notamment saturnienne. En effet, Saturne coupe l’axe équinoxial et l’axe sosticial, alternativement, tous les 7 ans environ. (cf L’astrologie selon Saturne, Paris, Ed La Grande Conjonction, 1994 et 1995), ce qui correspond à la dialectique anthropocosmoloique. Dans l’Astrologie selon Saturne, nous avions axé notre recherche sur le seul passage de Saturne sur le point vernal (autour de 0° Bélier), tous les 30 ans environ.
En 1979 nous avions dirigé « Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau ». Paris, Albatros –Autre Monde. Un « collectif » de plus de 400 pages, à la suite d’un Colloque qui s’était tenu en septembre 1977 au Foyer International d’Accueil de Paris (FIAP) non loin de l’Hopital Sainte Anne et avec le recul, ce volume revêt une nouvelle dimension au prisme de l’anthropocosmologie de par sa dualité/dialectique intrinséque entre le monde des étoiles fixes et celui des saisons terrestres. Autrement dit, nous ne disposions pas à l’époque du « bon » paradigme pour valider le rapport Saisons-étoiles fixes. Au départ, nous accordâmes une importance structurante aux 4 étoiles fixes dites royales, ce qui évitait d’avoir à se soucier de quelque point vernal/axe équinoxial, que ce soit. Mais nos recherches consacrées à Jupiter et à Saturne nous auront permis de distinguer entre un cycle Saturnien axé sur le passage de Saturne sur les équinoxes et les solstices et un cycle jupitérien qui ne dépendait pas directement du cycle de la planéte au sens astronomique du terme mais de son cycle analogique, chronobiologique. Nous abordions le probléme au prisme d’un certain mimétisme, selon lequel le récepteur instrumentalisait le référentiel (cf La pensée astrologique, in L’Etrange Histoire de l’astrologie, Paris, Artefact, 1986) c’est à dite n’en dépendait que dans la mesure de ses besoins. Face au déterminisme cosmique saturnien nous posions la cyclologie jupitérienne de 12 ans, d’origine terrestre. Rappelons que le Zodiaque des constellations n’est que la projection du cycle saisonnier sur l’écliptique et la question des deux hémisphères est secondaire dès lors que l’on raisonne en termes d’axes équinoxiaux et solsticiaux, le printemps et l’automne étant équivalents tout comme l’été et l’Hiver.
La problématique de l’instrumentalisation sous- tend l’approche « symboliste » en ce sens que l’influence n’est plus propre à l’émetteur mais au récepteur lequel se programme ou est programmé en conséquence tout comme tel matériau servira au sculpteur par- delà la vocation initiale du dit matériau/ Cela renvoie à notre théologie à trois degrés : le dieu universel, le dieu créateur de notre Ciel et de notre Terre et le dieu jupitérien organisateur de la Cité, de la « Polis ». Depuis notre formulation de 1986, nous avons renoncé à la thèse d’une instrumentalisation du Ciel par notre Humanité et nous situons désormais la dite instrumentalisation anthropocosmologique au niveau du dieu « créateur de notre Ciel et de notre Terre », ne laissant à notre Humanité que le degré inférieur.
Dès lors, les tentatives astrologiques ne prenant pas en compte l’anthropocosmologie nous apparaissent comme caduques quand elles adoptent des positions aussi radicale et extrémes que celles d’un André Barbault lequel entend élaborer une astrologie « mondiale » sans la moindre référence au Zodiaque, au cycle saisonnier –sinon sur un plan purement logistique. Pour Barbault, le cycle astrologique serait déterminé par les aspects se formant entre planétes – suivant en cela l’astrologie de Kepler- et non par le passage d’une planéte sur tel ou tel point du Zodiaque. Autrement dit, les seules corrélations intéressant Barbault passent par la formation d’aspects et non par le passage de la planéte sur les axes équinoxiaux et/.ou solsticiaux. En cela, Barbault se démarquait de la théorie des Grandes Conjonctions (d’Albumasar entre autres) qui tenait le plus grand compte du changement de triplicité (Elément) dans les rencontres Jupiter- Saturne. On peut parler dans le cas de Barbault d’une astrologie « hors sol » qui nie la dimension terrestre de notre rapport au Cosmos. C ‘est ainsi que le cycle Saturne-Neptune, chez Barbault, est indifférent au fait que la conjonction se produise dans tel ou tel signe et notamment en signe équinoxial (bélier- balance) ou en signe solsticial (cancer-capricorne), ce qui ne peut que fragiliser ses analyses en ce que celles-ci ne disposent pas d’un dispositif duel nécessaire à toute forme de cyclicité. C’est ainsi que Barbault et ceux qui le suivent se révélent incapables de distinguer entre la conjonction Saturne Neptune de 1989 et celles qui ont suivi ou vont suivre. Or, que peut valoir une prévision qui ne propose pas des cas de figure opposés en alternance ? On a pu croire que Barbault avait touché juste en 1989 mais cela n’aura tenu qu’à une coincidence entre la formation de la conjonction Saturne-Neptune et le passage de Saturne sur les axes équinoxiaux et solsticiaux, comme on peut le vérifier dans les éphémérides.
En définitive, on a tort d’opposer sidéralisme et tropicalisme., l’un ne se concevant pas sans l’autre et c’est pourquoi nous proposons de parler d’un tropicalisme sidéraliste, ce qui est bien résumé dans l’étude du point vernal dans la théorie des ères précessionnelles. Ce point vernal correspond à la dimension « terrestre » alors que les étoiles correspondent à la dimension « cosmique », les planétes étant l’interface entre ces deux plans sur la base d’une structure ternaire. Barbault dès les années 40 du siècle dernier (cf son Astrologie Météorologique, ed. Niclaus, 1945), avait décidé de jouer la carte de l’alliance unilatérale avec l’astronomie, en faisant allégeance au tout astronomique, excluant tout ce qui relevait de notre monde terrestre. Barbault restera sur cette base tout au long de sa carrière, y compris avec l’indice cyclique (Les astres et l’Histoire. Ed Pauvert, 1967) qui se contente d’étudier les aspects se formant au sein d’un bouquet de cinq planétes « lentes », ce qui d’ailleurs ne fait guère sens pour l’astronomie puisqu’il s’agit d’une cyclicité artificielle n’offrant de surcroit aucun caractère de récurrence comme c’est le cas pour le cycle d’une planéte seule dont la révolution est constante.
Barbault sera parvenu à imposer la thèse selon laquelle la notion astrologique de « cycle planétaire » implique la combinatoire de deux corps célestes relevant de notre systéme solaire, évacuant ainsi ipso facto et les étoiles fixes et le cycle saisonnier. Comme le résume Yves Lenoble.
« André Barbault étudie non seulement les conjonctions mais également les oppositions, ainsi que deux aspects positifs (les sextiles et les trigones) et trois aspects négatifs (les carrés, les semi-carrés et les sesqui-carrés), ce qui multiplie par six le nombre de périodes à analyser. »( La Découverte de l’Astrologie Mondiale par les cycles Correspondances des cycles avec les grandes étapes historiques mondiales). Ce faisant, c’est la victoire de Johannnes Kepler, à 4 siècle de distance lequel ne jurait que par les aspects. (cf Richard Pellard, « La notion d’aspect chez Kepler au XVIIe siècle »
JHB
03 07 21
dimanche 11 avril 2021
Jacques Halbronn Saturne-Neptune 1989 le chant du cygne de la cyclologie uniplanétaire
Saturne- Neptune 1989, le chant du cygne de la cyclologie biplanétaire
par Jacques Halbronn
Il faut se méfier des coincidences en astronomie. Quand un événement se produit, plusieurs facteurs célestes sont en présence, ou en aspect. C'est la mésaventure qu'aura connue André Barbault en 1953 et en 1989 en croyant que la cause en était la conjonction de Saturne avec la transsaturnienne Neptune, invisible à l'oeil nu et inconnue de l'Antquité au point que le dieu Poséidon-- Neptune fut avalé par son père Kronos-Saturne et ne fut réintégré dans le clavier astronomico-astrologique qu'à partir de 1846. C'est ainsi que Barbault aura manqué Mai 68 (avec Saturne à proximité du point vernal, en bélier) qui pourtant correspondait à la même configuration que celle de 1953, à savoir Saturne sur l'axe équinoxial (bélier-balance), à 14-15 ans d'intervalle, demi-cycle de Saturne. En revanche, Barbault pariera sur l'opposition de Saturne à Neptune quand Saturne sera ….en Gémeaux, signe mutable. Or, il apparaît que Saturne est valorisé en signe cardinal ! Ce qui sera le cas en 1989 avec Saturne en capricorne et en 1995, Saturne à l'approche du bélier. Il se trouve que les conjonctions de Saturne et de Neptune se produisent actuellement en signe cardinal, ce qui fait que Neptune profite indument d'une situation tout à fait aléatoire.A d'autres époques, les conjonctions Saturne Neptune n'eurent pas lieu et n'auront mathématiquement pas toujours lieu, en signe cardinal. De même d'ailleurs, en ce qui concerne l'indice cyclique, la concentration planétaire ne coincide pas automatiquement avec une guerre mondiale. L'extrapolation à partir de deux cas n'est pas viable.
Dès 1976, nous avions présenté des courbes associant les planétes avec les axes
équnoxiaux et solsticiaux (pp. 143 et seq). En 1993, nous écrivions dans la
nouvelle édition de nos Clefs,cette fois centrée sur la seule planète Saturne(p; 134)
"Deux cas de figure: la phase équinoxiale qui était déclenchée par le passage de
Saturne sur l'un des deux points équinoxiaux(0° bélier, 0°balance) faisait
diminuer le nombre d'entités indépendantes tandis que la phase solsticiale
(déclenchée par le passage de Saturne sur l'un des points solsticiaux (0° cancer,
0° capricorne) provoquait leur augmentation. Chaque phase correspondait à
7 années" suit une étude couvrant tout le XXe siècle. Contrairement à Barbault
qui se gardait bien de préciser dans les années 1953-1963 - qui furent celles qui le
focaliseront sur le cycle Saturne-Neptune- sur lequel il ne reviendra qu'après la
chute du Mur de Berlin quinze ans plus tard- nous avions pris la peine de préciser
de quoi il retournerait : éclatement des ensembles aux solstices et consolidation aux équinoxes.
quel genre d'événement surviendrait en 1989. Or, en 1989, où se trouvait Saturne?
Réponse en Capricorne, signe solsticial, guère favorable au renforcement d'un
empire.
Pour notre part, à partir de 1993 et 1994 nous avions opté pour le cycle unique de Saturne (cf Clefs pour l'Astrologie, Seconde édition, p. 135 et L'astrologie selon Saturne où nous annoncions des mouvements sociaux comparables à Mai 68 pour 1995. On notera que Barbault n'aura pas salué notre performance alors qu'étrangement, elle venait compléter son travail sur Saturne de 1989, Saturne étant en carré avec la position qu'il occupait en 1989.
Autrement dit, la fausse piste Saturne Neptune n'aura pas permis à Barbault de baliser correctement le Xxe siècle et sa suite, sauf dans le cas des conjonctions. L'opposition Saturne Neptune pour 1971 (cf La crise mondiale de 1965, Paris, Albin Michel, 1964) sera vécue par Barbault comme un grave échec prévisionnel (comme il le reconnaît dans le Pronostic Expérimental en Astrologie, Paris, Payot 1973) ce qui le conduira à abandonner- car il voyait déjà que cela ne « marcherait » pas, dès 1967 (Les Astres et l'Histoire Pauvert)-du moins jusqu'au lendemain de la chute du mur de Berlin- le cycle Saturne Neptune en lui substituant l'indice cyclique avec 5 planètes lentes avec un nouvel échec pour les années 1982-83 en termes pour ce qui est d'une troisième guerre mondiale.
Mais le véritable enjeu de cette affaire est bien plus grave que cela puisque cela remet carrément en question la théorie des frères Barbault sur la définition du cycle en astrologie. Pour eux, dès les années 40, un cycle s'articule autour de deux planètes, sans prise en compte des positions dans le Zodiaque. Ce qui explique qu'André Barbault n'ait pas attaché d'importance au signe où la conjonction Saturne Neptune avait lieu. Même après notre réussite prévisionnelle pour 1995, où Saturne était au centre mais en rapport avec une zone du zodiaque proche du 0° bélier, il ne se sera pas ressaisi. Il est vrai que la réussite de sa prévision pour 1989 ne l'invitait pas à le faire, les apparences étant sauves pour le cycle Saturne- Neptune.Dans un milieu vraiment scientifique, pourtant, l'on se serait interroge et on aurait rectifié le tir parce que l'on ne se risque pas à ignorer ce que font les « collègues » et de toute façon Barbault et ses disciples n'avaient pas entériné la prévision »saturnienne » de 1995, laquelle ne respectait le cycle biplanétaire mais allait dans le sens du cycle planète-Zodiaque voire planète-étoile, facteur mobile combiné avec facteur fixe. Rappelons que dans la théorie de la précession des équinoxes, on associe le point vernal avec le plan stellaire des constellations (cf notre ouvrage collectif Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Paris, Albatros, 1979), actes d'un Colloque que Barbault dans sa revue L'Astrologue saluera avec mépris. L'affaire Saturne-Neptune serait donc, pour l'historien de l'astrologie française du Xxe siècle, malgré le « succés » de 1989 (cf les textes de Barbault Histoire d'une prévision, et La Mascarade astrologique, dans l'Astrologue), le chant du cygne de la théorie du cycle biplanétaire.
En refusant toute prise en compte de la position zodiacale de Saturne, Barbault
de par son rapport à Neptune, est tombé de Charybde en Scylla. Mais rappelons
que durant toute l'année 1989, il n'y a pas eu un mot de Barbault sur sa
prévision pour 1989!!!!!
JHB
09 04 21
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